08/02/2010
Festiv'attitude où l'art de se moquer des Bordelais
Depuis plusieurs années, Bordeaux s'honore du label national "Ville Festive".
16:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18/01/2010
CROTTES DE CHIEN : LA MAIRIE DE BORDEAUX A DU SOUCI A SE FAIRE
"Une femme a fait condamner la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) après avoir glissé sur une crotte de chien dans une rue du centre ville de Marseille, apprend-on de source judiciaire. Agée de 66 ans, elle s'est fracturée la cheville le 21 janvier 2001. La cour administrative d'appel de Marseille a estimé que la collectivité chargée de la propreté des rues marseillaises n'avait pas rempli sa mission pour la "sécurité des piétons" en ne procédant pas à l'entretien du lieu de la chute, décrit comme un "endroit habituellement souillé". Un expert doit évaluer le préjudice corporel subi par la victime. Jean-François Rosnoblet, édité par Jean-Philippe Lefief" Le Monde du 18/01/10 21 h 50
Enfin une cour d'appel administrative condamne une collectivité locale.
La mairie de Bordeaux a du se souci à se faire. Si elle ne veut pas payer de lourdes indemnités aux plaignants la mairie de Bordeaux va devoir enfin prendre des mesures envers les contrevenants qui ne ramassent pas les déjections canines.
La mairie de Bordeaux ne pourra pas se retourner contre la CUB, car contrairement à Marseille, la propreté ne relève pas de la communauté urbaine.
Si Alain JUPPE a du bon sens, il devrait très rapidement demander à Vincent Feltesse de prendre la compétence en matière de propreté, comme cela devrait être le cas aussi pour la Culture, et pour d'autres domaines. Au moins cela éviterait à l'avenir les contentieux entre les deux collectivités pour savoir qui doit ramasser les sacs en dehors des conteneurs.
Il faut rappeler qu'il a fallu la décision d'Hugues Martin, maire de Bordeaux, pour que les contrevenants soient enfin sanctionnés à Bordeaux. Alain JUPPE ne l'a jamais voulu, comme il ne veut pas sanctionner ceux qui ne prennent pas des tickets horodateurs, ceux qui ont des terrasses illicites (on pense notamment à un restaurant qui reçoit des personnalités nationales et internationales, faire enlever les véhicules en stationnemlent gênant qui empêchent les véhicules de secours de passer.
La mairie de Bordeaux va devoir peut-être enfin recruter des policiers municipaux si le Secrétaire Général ne s'y oppose pas.
Quant à la CUB elle a du souci à se faire avec la charte Wilmotte rue St Catherine qui a provoqué bien des glissades, charte Wilmotte que l'on doit à Alain JUPPE et qui a défiguré bien des vieilles rues, comme les rues Ruat, St James, du Serpolet avant notre action qui a permis de stopper son extension.
Mais il n'y a pas que les crottes, il y a aussi les malfaçons sur le sol du cours de l'Intendance. Bien des plaques sont soulevées qui peuvent fair chuter les piétons.
22:52 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : propreté, bordeaux, cub
05/01/2010
Collecte : Les contradictions de la mairie de Bordeaux
Monsieur le Président de la CUB,
Depuis quelques jours Jean-Louis DAVID, adjoint notamment à la propreté de la ville de Bordeaux se repand dans la presse pour dire qu'il va vous envoyer la facture de la collecte des déchets en dehors des bacs à la CUB.
Cela rappelle le conflit intervenu entre Alain ROUSSET, Président de la CUB, et Hugues Martin, alors Maire de Bordeaux, relayé par les médias, sur les factures de la collecte du dimanche durant l'été. Nous nous étions prononcés à l'époque contre cette collecte du dimanche qui relevait et relève toujours de la compétence communautaire.
Comme l'avait si bien dit à l'époque Alain ROUSSET, la CUB n'avait pas à payer la dite collecte. Il en est de même aujourd'hui pour la collecte des poches en dehors des conteneurs.
Les gesticulations actuelles de la mairie de Bordeaux ne servent donc à rien. La population sait bien que seule la mairie de Bordeaux est responsable de la propreté et de l'absence d'une politique forte de verbalisation. Qu'elle se donne donc les moyens de verbaliser les contrevenants.
Comme nous le disons depuis des années seule la verbalisation systématique des contrevenants (commerces et riverains) permettra de mettre un terme aux incivilités. Cela fait quinze ans que la mairie de Bordeaux fait de la pédagogie. Si ça marchait cela se saurait. On le voit aussi en matière de terrasses, de stationnement, de nuisances sonores, d'alcoolisme sur la voie publique où la Mairie de Bordeaux refuse de verbaliser au motif qu'il ne faut pas de "bonnet de nuit dans cette ville". Que chacun balaie devant sa porte, n'est-ce pas cher Jean-Louis David, encore faudrait-il que M. Alain de Bouteiller vous en donne les moyens ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
Il est donc regrettable que le Maire de Bordeaux ait indiqué à plusieurs reprises que les déchets sur le sol seraient ramassés. C'est un mauvais signal envoyé aux Bordelais !
Les abonnements d'un grand nombre de commerces sont toujours sous-dimensionnés.
Pour les riverains de certains quartiers la situation pourrait s'améliorer par l'installation de bacs de regroupement adaptés dans les immeubles avec la mise en place d'un service de sortie de conteneurs par des sociétés de nettoyage ou des concierges de rue.
Ne doutons pas, comme l'avait fait à l'époque Alain ROUSSET que la CUB va écrire prochainement à la mairie de Bordeaux pour dire qu'elle ne paiera pas les factures et qu'elle communiquera sur ce sujet auprès des médias.
Contrairement aux affirmations de Jean-Louis DAVID, reprises par Sud Ouest, c'est le 25 janvier, et non le 23 janvier, que démarrera à l'intérieur des cours de Bordeaux (hypercentreville) la collecte 4 + 2, au lieu de 2 + 1.
Par ailleurs dans le contrat de co-développement la CUB a pris les engagements suivants :
..../...
1/. Fréquence hebdomadaire de collecte
Ø La Communauté urbaine a achevé, sur le centre ville, la phase initiale de mise œuvre de la collecte en porte à porte des déchets ménagers et assimilés. A partir du mois de janvier 2010, elle s’engage à mettre en œuvre, sur la totalité du centre ville une fréquence hebdomadaire de collecte du lundi au samedi inclus de la manière suivante :
Þ 4 collectes des bacs réservés aux ordures ménagères résiduelles (bacs gris), les lundi, mercredi, jeudi et samedi,
Þ 2 collectes des bacs réservés aux déchets recyclables, hors verre (bacs verts), les mardi et vendredi.
.....
Ø La Commune donne son accord à une étude portant sur la mise en œuvre d’une collecte des déchets ménagers en fréquence hebdomadaire 1+1 sur tout ou partie de son territoire (hors centre ville) et sur la modification éventuelle des horaires de collecte sur le centre ville. Cette étude sera engagée par la Communauté urbaine à la fin de l’année 2010
...../....
"3/. Ramassage des poches et sacs de déchets ménagers présentés hors bacs
Ø Dans le périmètre du centre ville, la Communauté urbaine s’engage, dans le cadre de ses tournées hebdomadaires de collecte des ordures ménagères résiduelles (bacs gris ) assurées les lundis, mercredis, jeudis et samedis, à ramasser les poches et sacs d’ordures ménagères présentés hors bacs. Cet engagement s’inscrit dans l’objectif d’améliorer la propreté des rues les jours de collecte.
Cet engagement ne correspond pas au mode normal de collecte des déchets ménagers et à ce titre, constitue une disposition technique communautaire interne dérogatoire destinée à garantir la propreté des voies du centre ville et la libre circulation sur celles-ci.
Ø La Commune et la CUB s’engagent à renforcer entre chaque collecte leurs actions coercitives de suivi et de contrôle pour lutter contre les dépôts sauvages et la présence continue de bacs sur le domaine public.
La Ville s’engage de même seule ou en concertation avec les services de la Police Nationale à mettre en œuvre des dispositifs d’intervention appropriés pour permettre la circulation normale des véhicules de collecte nocturne dans le centre ville.
Un premier constat de progrès de ces mesures sera dressé conjointement par les services municipaux et les services communautaires au mois de mars 2010."
Ce qui veut dire, en résumé, que la ville de Bordeaux doit verbaliser.
Je profite de ce message pour rappeler que nous réclamons depuis des années que les flancs des camions de collecte soient dotés de panneaux "publicitaires" afin de communiquer sur la collecte, sur le tri sélectif, sur la responsabilité des habitants de la CUB, comme c'est le cas dans les communautés urbaines à la pointe de la modernité. Plutôt que d'investir 15 millions d'euros (+ 75 millions pour les infrastructures) pour le grand stade bordelais on doit pouvoir dégager moins de 100 000 euros pour installer ces panneaux et faire des campagnes de communications permanentes.
Je vous invite à vous rendre sur le site de la mairie de Paris pour voir leur campagne d'affichage et le film publicitaire qu'ils ont réalisé.
Bien à vous
Stéphane PUSATERI
Président de l'Association des Riverains et Résidents de Bordeaux
19:30 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : collecte, cub, bordeaux, vincent feltesse, alain juppé, propreté, verbalisation
01/01/2010
GRAND STADE 270 millions d'euros : DU BON USAGE DES SONDAGES
Article enrichi le 5/01/10
Le journal S.O. a fait réaliser un sondage pour connaître l'opinion des Bordelais sur l'avis de la construction d'un Grand Stade à Bordeaux publié ce mercredi. Ce sondage est-il pertinent ? On peut en douter.
En effet, déjà au mois de septembre dernier la CUB, via l'IFOP, interrogeait 1 005 habitants de la CUB, proposant à ceux-ci de se prononcer sur un certain nombre d'équipements :
1 - La création d’une ligne D de tram desservant le nord-ouest de l’agglomération ..................................... 95 % d'avis favorables
2 - La mise à disposition de vélos en libre service ................................................................................... 93 %
3 - L’aménagement d’une ceinture d’espaces verts et naturels autour du territoire de la CUB ...................... 93 %
4 - La réalisation du franchissement Jean-Jacques Bosc traversant la Garonne en amont du Pont Saint-Jean. 85 %
5 - La mise à 2x3 voies de la totalité de la rocade avec une voie réservée pour le co-voiturage ................. 80 %
6 - La réalisation d’un Aréna, grande salle de spectacle à Floirac ............................................................. 76 %
7 - La réalisation du pont levant Bacalan-Bastide .................................................................................... 74 %
8 - La réalisation d’un grand stade ........................................................................................................ 61 %
Pourquoi un nouveau sondage qui vient confirmer le précédent à 2 % près (ce que l'on pouvait prévoir) ? Et ces 2 %, peuvent s'expliquer par le fait qu'il interroge tous les Girondins -et non plus seulement les habitants de la CUB-. Ils n'auront pas à financer le grand stade avec leurs impôts (mise à part ce qui relève de la contribution régionale et du conseil général, si ce dernier devait changer d'avis).
On attendait peut-être de ce sondage un pourcentage plus élevé, moins de réticence ? Les résultats ne sont peut-être pas ceux espérés par le BTP, le club de foot et par Alain JUPPE (s'il y croit sérieusement. N'oublions pas qu'il a changé d'avis sur le sujet, ce qui lui arrive souvent) ! Comme il le dit si bien "il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis". Et nos politiques connaissent parfaitement le fonctionnement de la Girouette. Edgard Faure était un spécialiste du genre.
Le sondage de l'IFOP de septembre dernier est beaucoup plus pertinent que le sondage présent. En effet seuls les habitants de la CUB étaient interrogés. Ils mettaient en dernière position la réalisation du grand Stade. Les habitants de la CUB ont donc une bonne appréciation des équipements à réaliser en priorité.
Quand on pose des questions du type : "voulez-vous tel ou tel équipement ?", la réponse est toujours ou presque positive.
Les questions pertinentes seraient plutôt :
- Voici une liste de grands travaux à réaliser, veuillez les classer en fonction des priorités.
- La collectivité, avec les moyens d'investissements dont elle dispose et avec le montant d'impôt d'actuel peut financer "X" millions d'investissements chaque année. Avec ce montant d'investissement quels sont les investissements prioritaires que vous voudriez voir réaliser dans l'année, les deux années, les cinq années à venir ? On mettrait en regard les projets et les montants financiers correspondants.
- Si vous souhaitez d'autres investissements, acceptez-vous que vos impôts soient majorés de 5, 10, 15, 20, 25, 30 %... pour les réaliser.
etc...
D'ailleurs cela est confirmé par les 75 % de Girondins qui trouvent le projet non prioritaire. Donc il n'y en a que 25 % qui le trouvent prioritaire. Ce qui est faible, très faible. Ainsi on doit faire plaisir à 25 % de Girondins qui ne financeront pas le stade. Mais en Gironde on fait souvent plaisir aux minorités, Monsieur le Préfet de Gironde vient de le démontrer avec son nouvel arrêté concernant les horaires de discothèques.
Bien évidemment si on promet "la lune", tout le monde est d'accord. Le problème est de savoir si le projet est prioritaire, si les collectivités ont les moyens de le financer en ces temps de disette pour les finances publiques, comme le dit si bien Philippe MADRELLE qui bénéficie d'une voiture de fonction un peu trop luxueuse au titre du Conseil Général. Il est vrai qu'un adjoint de la ville de Bordeaux bénéficie lui d'un chauffeur et d'une voiture de fonction à temps plein alors qu'il est chargé des relations internationales. C'est à croire que sa voiture a des ailes... pour se rendre autour du monde et pour quels résultats ! A quand les évaluations des adjoints, des élus ? Ce n'est pas de sitôt que nos collectivités locales mettront de l'ordre dans les avantages en nature dont bénéficient quelques élus à l'activité souvent réduite.
73 % des Girondins pensent donc que les réserves du Conseil Général sont justifiées. Quelle est donc la pertinence d'un investissement de 200 millions (construction du stade) + 70 millions d'euros d'aménagements routiers/parkings (selon nos sources), soit en tout 270 millions d'euros alors que tant de choses peuvent être réalisées avec un tel budget. Qui va payer les 70 millions d'euros d'insfrastructures routièrs si ce n'est le contribuable de la commauté urbaine ! On se moque du monde en ne donnant pas toutes les données financières de ce projet aux Girondins.
Faisons un parallèle. Bilbao a investi 250 millions dans son musée. Retour sur investissement en cinq ans. Le musée a généré 4 000 emplois permanents dans la ville avec la venue annuelle de 1 million de touristes. Bilbao dispose également d'une équipe de football évoluant en première division espagnole. Génère-t-elle les mêmes dividendes pour la ville ?
Le Grand Stade bordelais permettrait-il un tel résultat ? Alors que l'engouement populaire autour du football est loin d'être aussi fort chez nous qu'en Espagne ? Certainement pas.
Alors à choisir entre un grand musée, une politique touristique liée au patrimoine d'une part, et un grand stade d'autre part, il n'y a pas photo.
Lens, l'a compris avant les autres. Alors que les médias nationaux ne l'ont toujours réduite qu'à sa valeureuse équipe de football et à son formidable public "CHTI", communauté bon enfant sur ses décombres industriels, quelle surprise d'y voir émerger un musée du "Louvre 2" avec 28 000 mètres carrés pour un coût de 80 millions d'euros.
Metz aussi avec son "Beaubourg 2".
Déjà ces deux villes "font des envieux en France comme à l'étranger" qui les négligeaient jusque là avec condescendance.
Combien d'années faudra-t-il attendre pour que Bordeaux, qui a déjà perdu 15 ans avec le TGV, ait un musée digne de ce nom, une vraie économie des services ? Décidément Bordeaux qui s'image toujours plous belle est plus souvent en retard, un retard qui l'handicape de plus en plus dans un monde où pour survivre il faut anticiper, toujours anticiper en matière économique. Bordeaux n'a su que ravaler ses façades, ses quais, installer un tramway. Certes il fallait le faire. Quand Paris sera à 2 heures elle pourra devenir sa banlieue résidentielle. Quelle belle perspective pour Bordeaux qui voulait devenir capitale européenne de la culture alors qu'elle n'est au niveau que d'une petite bourgade de province !
Mais sur la commune de Bordeaux, l'économie tourne presque exclusivement autour de la spéculation immobilière, des bistrots, des discothèques. Alors vive l'économie de rente bordelaise si pleine d'avenir.
Bordelais, Bordelaises, Girondins, Girondines, bonne et heureuse année 2010.
17:12 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : juppe, madrelle, cub, grand stade, bordeaux
31/12/2009
2010 : Alain JUPPE propose encore plus de jouissance aux Bordelais
En 2003, Alain JUPPE dans sa note sur « l’avenir du centre d’agglomération » écrivait que les habitants aient « la possibilité de jouir (et de faire jouir les visiteurs) du patrimoine qu’ils ont décidé d’entretenir » car poursuit Alain JUPPE « le centre historique ne peut que mourir puisque personne, hormis l’automobiliste, n’y trouve son compte. » Et Alain JUPPE de poursuivre : « Le jour où habiter les rues du centre historique signifiera aussi avoir la garantie de pouvoir se garer près de chez soi, circuler en toute tranquillité, marcher sans que cela s’apparente au saut de haies, et dormir la nuit sans être réveillé par les noctambules qui retrouvent leur voiture garée sur le trottoir, nous aurons gagné la première manche du combat pour la reconquête du centre ancien »
« S’il est normal que le (centre) accueille bars et restaurants, il est également normal que ces établissements se plient aux règles du droit et n’occasionnent pas de nuisances préjudiciables aux résidents. »
Il souhaitait « que le nouveau préfet de police poursuive le travail engagé par son prédécesseur et qui a été unanimement salué par les habitants du quartier St Pierre » (Il s'agissait du Préfet Gérault, aujourd'hui Préfet de la Région Rhône-Alpes, premier préfet à se rendre sur le terrain la nuit pour faire fermer les discothèques et des bars.Comme quoi les Préfets qui ont compris l'intérêt général font de belles carrièrOn sait que les habitants de St Pierre jouissent paisiblement de leur nuit depuis !!!
C'est pourquoi Alain JUPPE, avec la complicité de l'actuel Préfet d'Aquitaine est aller plus loin en proposant désormais que les discothèques ferment à 7 heurs du matin au lieu de 4 et que l'on puisse aller en after dès 6 h.
"Juppé pour le maintien des night-clubs
Le quartier de nuit de Paludate, où sont concentrées une trentaine de discothèques, fera-t-il les frais de la vaste opération immobilière Euratlantique ? Ici, c'est la question que tout le monde se pose.
Au printemps dernier, Alain Juppé avait pris position en faveur du maintien sur place des discothèques. Dans son esprit, elles participent de la diversité dont le futur quartier d'Euratlantique aura besoin.
Mais ce mois-ci, le Conseil municipal de Bordeaux doit voter une extension du périmètre où la mairie peut préempter des locaux commerciaux.
Paludate fait partie de ces quartiers dont la mairie veut mieux maîtriser l'évolution commerciale. Si une discothèque se vend, la puissance publique pourra légalement éviter qu'une autre discothèque lui succède.
Une limitation qui s'ajoute à celle de l'arrêté des 100 mètres (pas de création de discothèque s'il en existe déjà une dans un rayon de 100 mètres), déjà en vigueur à Paludate." (S.O. de 31/12/09).
Dans S.O. du 11/12/09 Alain JUPPE souhaitait que le quartier St Jean soit "vivant après 19 heures et dont le dynamisme profite à toute l'agglomération".
Les voeux d'Alain JUPPE sont exaucés. Il a obtenu du Préfet que les 15 000 futurs propriétaires de logements en plus des riverains actuels puissent vivre dans un cadre de fête du 1er janvier au 31 décembre et qu'ils puissent partager ces moments de joie avec les 15 000 fêtards qui viennent les jeudis, vendredis et samedis soir dans le quartier de Paludate.
Les promoteurs immobiliers sont ravis, leur futur slogan :
"Paludate, votre appartement en fête toute l'année et toutes les nuits". Le lieu où vous pourrez jouir, et faire jouir vos visiteurs toutes les nuits selon Alain JUPPE. Il est vrai que la prostitution fleurit allégement à Paludate. On y assasine même des prostitués. Quel quartier plein de jouissances, d'excitation, jusqu'à la mort !
C'est là il est vrai un excellent argument de vente auquel nul n'avait songé jusqu'à présent. "Vous en avez rêvé. Alain JUPPE l'a fait"
Philippe COURTOIS, en charge d'Euraltantique va pouvoir positionner le nouveau quartier à l'échelle mondiale et interplanétaire :
"Euratlantique le travail et la fête 24 h sur 24"
Ah quelles magnifiques perspectives de développement économique pour la ville ! Les autres capitales mondiales vont nous envier et nous copier. Mais Bordeaux aura de l'avance pour une fois !
Alain JUPPE est un vrai Papa Noël. C'est un merveilleux cadeau qu'il vient de faire aux Bordelais.
L'histoire retiendra son apport essentiel à Bordeaux. Vite la construction d'une statue d'Alain JUPPE à Paludate pour perpétuer la mémoire de celui qui permis à la ville de retrouver la fête.
Bonne année à tous.
P.S. La plaisanterie n'est pas finie. L'intelligence remarquable de nos énarques bordelais afait merveille (ils se reconnaîtront). Nos responsables de discothèques demandent maintenant que l'on puisse servir de l'alcool jusqu'à 5 h 30 pour respecter décret de 23 décembre 2009 qui ne dit pas ça. Résultat. Avant on servait de l'alcool jusqu'à 4 heures. Bientôt on pourra en vendre 1 h 30 de plus. Bonjour la politique en faveur en matière de prévention routière.
Le Préfet et Alain JUPPE mettent en oeuvre la politique du candidat du nouveau centre qui lors dès élections législatives proposait l'ouverture des discothèques toute la nuit. Ce candidat malheureux était d'ailleurs en accord avec le Modem local, dont la pauvreté intellectuelle est affligeante sur ce point, comme sur d'autres. Ils ne sont plus seuls désormais.
Décidément entre nos médias nationaux et locaux qui ne savent pas lire un décret et donnent exclusivement la parole aux discothèques depuis un mois, nos élus incapables de gérer la sécurité et la tranquillité publiques, nos ministres qui ont été manipulés, dont un raillé systématiquement aux Grands Guignols pour ses penchants pour l'alcool et qui a en charge la sécurité routière on peut espérer la fin de la politique menée depuis 30 ans en matière de violence routière. Un verre ça va.
Les Pompes funèbres vont connaître une augmentation de leur chiffre d'affaires en 2010. C'est sympa d'avoir penser à la relance économique.
Inutile d'un grand emprunt pour relancer l'économie.
10:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30/12/2009
Cannelé en baisse pour le Préfet de Région
Ainsi la manipulation médiatique que nous dénoncions hier a fonctionné. Les médias tous réunis, qu'ils soient locaux ou nationaux sont tombés dans le panneau.
Le décret de modernisation de l'industrie touristique en date du 23 décembre 2009 a permis aux syndicats de discothèques plus soucieux de remplir leur tiroir caisse que de faire chuter le nombre de morts sur les routes, l'alcoolisme et la violence liée à l'alcool d'obtenir, par le biais d'une heure limite de fermeture sur toute la France qui n'existait pas de transformer celle-ci en heure effective de fermeture des discothèques.
Le nouveau Préfet d'Aquitaine, Préfet de Gironde, qui déjà avait pris la décision malheureuse en terme de sécurité et de tranquillité publiques de reporter à compter du 2 janvier l'heure de fermeture des discothèques de 4 h à 6 heures du matin, a pris dans la journée d'hier, dès que le décret a été connu, la décision d'étendre la fermeture des discothèques à 7 heures pour se "conformer au nouveau cadre réglementaire" tout en maintenant l'interdiction de vente d'alcool à compter de 4 heures. Nous fera-t-on croire que les clients ne boiront pas d'alcool de 4 à 7 heures ! Ils pourront aussi aller en after qui seront ouverts dès 6 heures et où ils pourront consommer de l'alcool sans écouter de musique (!).
Or le Préfet de Gironde, haut fonctionnaire, a mal lu le décret, qui pourtant est limpide :
« CHAPITRE IV
« Débits de boissons ayant pour activité principale l’exploitation d’une piste de danse
« Art. D. 314-1. L’heure limite de fermeture des débits de boissons ayant pour objet principal
l’exploitation d’une piste de danse est fixée à 7 heures du matin.
« La vente de boissons alcooliques n’est plus autorisée dans les débits mentionnés au premier alinéa pendant
l’heure et demie précédant sa fermeture. »
Alain JUPPE peut-être satisfait il n'y a plus du tout de "bonnet de nuit" sur Bordeaux. Il peut désormais axer sa communication touristique à destination des touristes britanniques et allemands qui déshonorent leurs pays à l'étranger sur la possibilité d'aller en discothèques toute la nuit, à défaut d'avoir développer l'économie de sa ville. On a les ambitions que l'on peut !
Par leurs décisions, le Préfet de Gironde et le Maire de Bordeaux, sont complices des syndicats professionnels. A l'heure des statistiques de la délinquance et de la violence routière ils auront à répondre au Président de la République, au Ministre de l'Intérieur et à l'opinion publique.
Décidément en Gironde, à Bordeaux, on "se fout" (pour reprendre l'expression d'Alain JUPPE) des citoyens.
Alain JUPPE souhaitait dans S.O. du 11/12/09 que le quartier St Jean soit "vivant après 19 heures et dont le dynamisme profite à toute l'agglomération". C'est à croire qu'il n'a jamais mis les pieds à Paludate. Il offre désormais, avec le Préfet, la possibilité aux riverains de Paludate et aux 15 000 futurs propriétaires de logements de Paludate la possibilité de faire la fête toute la nuit jusqu'à 7 heures du matin, puis de se rendre dans les afters.
Messieurs les Promoteurs voici votre nouveau slogan à destination de vos clients : "Paludate, votre appartement en fête toute l'année et toutes les nuits".
On n'attend plus désormais que le Préfet accorde une fermeture des bars à 4 heures du matin, et toute la ville ne sera plus qu'une vaste discothèque.
A votre bonne santé Monsieur le Préfet, A votre bonne santé Monsieur le Maire.
On espère que vous avez désormais vos entrées gratuites toute l'année dans les bars, dans les discothèques et afters de Gironde.
Communiqué du Préfet de Région, préfet de Gironde : 2009-12-29-Discothèques.doc
Evolution du nombre de morts sur les routes :
| Années | Autos | Cyclos | Piétons | Motos | Vélos | Utilitaires | Autres | Total |
| 1960 | 2540 | 1625 | 1889 | 1004 | 848 | 345 | 44 | 8295 |
| 1961 | 3011 | 1887 | 2088 | 770 | 905 | 440 | 39 | 9140 |
| 1962 | 3567 | 2020 | 2372 | 574 | 853 | 506 | 36 | 9928 |
| 1963 | 4081 | 1978 | 2272 | 389 | 819 | 468 | 20 | 10027 |
| 1964 | 4604 | 2259 | 2577 | 279 | 843 | 515 | 28 | 11105 |
| 1965 | 5329 | 2362 | 2874 | 254 | 828 | 479 | 24 | 12150 |
| 1966 | 5538 | 2387 | 2748 | 190 | 753 | 516 | 26 | 12158 |
| 1967 | 6438 | 2497 | 3120 | 184 | 838 | 488 | 20 | 13585 |
| 1968 | 7046 | 2602 | 3062 | 188 | 822 | 527 | 27 | 14274 |
| 1969 | 7285 | 2598 | 3117 | 236 | 820 | 580 | 28 | 14664 |
| 1970 | 7522 | 2637 | 3202 | 306 | 795 | 552 | 20 | 15034 |
| 1971 | 8100 | 2666 | 3339 | 549 | 738 | 648 | 21 | 16061 |
| 1972 | 8627 | 2647 | 3180 | 700 | 728 | 642 | 21 | 16545 |
| 1973 | 7916 | 2526 | 2914 | 739 | 665 | 684 | 25 | 15469 |
| 1974 | 6373 | 2319 | 2690 | 721 | 574 | 630 | 20 | 13327 |
| 1975 | 6431 | 2131 | 2517 | 698 | 565 | 624 | 30 | 12996 |
| 1976 | 7014 | 2079 | 2463 | 770 | 643 | 593 | 15 | 13577 |
| 1977 | 6740 | 1736 | 2362 | 841 | 577 | 650 | 55 | 12961 |
| 1978 | 6211 | 1618 | 2118 | 782 | 571 | 612 | 45 | 11957 |
| 1979 | 6519 | 1381 | 2091 | 970 | 589 | 616 | 31 | 12197 |
| 1980 | 6699 | 1271 | 2200 | 1059 | 659 | 587 | 35 | 12510 |
| 1981 | 6986 | 1062 | 1945 | 804 | 556 | 557 | 43 | 11953 |
| 1982 | 7111 | 1107 | 1910 | 813 | 501 | 539 | 49 | 12030 |
| 1983 | 6956 | 955 | 1879 | 846 | 536 | 453 | 52 | 11677 |
| 1984 | 7111 | 864 | 1760 | 820 | 465 | 448 | 57 | 11525 |
| 1985 | 6419 | 797 | 1557 | 810 | 426 | 385 | 53 | 10447 |
| 1986 | 6867 | 714 | 1639 | 790 | 438 | 456 | 57 | 10961 |
| 1987 | 6002 | 675 | 1479 | 793 | 419 | 427 | 60 | 9855 |
| 1988 | 6440 | 717 | 1592 | 862 | 401 | 482 | 54 | 10548 |
| 1989 | 6513 | 688 | 1472 | 930 | 407 | 464 | 54 | 10528 |
| 1990 | 6295 | 657 | 1407 | 946 | 401 | 526 | 57 | 10289 |
| 1991 | 5992 | 504 | 1327 | 980 | 364 | 410 | 40 | 9617 |
| 1992 | 5725 | 504 | 1165 | 945 | 348 | 350 | 46 | 9083 |
| 1993 | 5835 | 490 | 1131 | 861 | 329 | 344 | 62 | 9052 |
| 1994 | 5423 | 472 | 1126 | 816 | 321 | 324 | 51 | 8533 |
| 1995 | 5389 | 471 | 1027 | 780 | 374 | 315 | 56 | 8412 |
| 1996 | 5240 | 478 | 987 | 741 | 300 | 294 | 40 | 8080 |
| 1997 | 5069 | 471 | 929 | 831 | 329 | 360 | 7989 | |
| 1998 | 5491 | 418 | 988 | 901 | 301 | 338 | 8437 | |
| 1999 | 5161 | 466 | 882 | 901 | 307 | 312 | 8029 | |
| 2000 | 5008 | 431 | 793 | 886 | 255 | 272 | 7643 | |
| 2001 | 4998 | 426 | 778 | 1011 | 242 | 265 | 7720 | |
| 2002 | 4602 | 366 | 819 | 973 | 211 | 271 | 7242 | |
| 2003 | 3509 | 372 | 592 | 813 | 190 | 255 | 5731 | |
| 2004 | 3186 | 321 | 550 | 814 | 167 | 194 | 5232 | |
| 2005 | 3065 | 356 | 635 | 881 | 180 | 201 | 5318 | |
| 2006 | 2626 | 317 | 535 | 769 | 181 | 194 | 4709 | |
| 2007 | 2464 | 325 | 561 | 830 | 142 | 230 | 4620 | |
| 2008 | 4274 |
11:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29/12/2009
LA NON VICTOIRE DES DISCOTHEQUES
Depuis hier matin les syndicats de discothèques créent victoire :
"L'uniformisation va permettre d'éviter le nomadisme, quand les jeunes prenaient leurs voitures pour aller d'un département à l'autre en fonction des horaires d'ouverture des établissements", a réagi Didier Chenet, président du Syndicat national des hôtels, restaurants, cafés et traiteurs (Synhorcat, 2e syndicat du secteur)
Cette uniformisation des horaires de fermeture de discothèques permet d’instaurer, sur l’ensemble du territoire, un régime de droit pour les professionnels et d’accroître la reconnaissance de nos métiers", note l'Umih.
"Le décret publié dimanche instaure "un régime de droit" pour les discothèques qui s'applique à tous les établissements sur l'ensemble du territoire, explique Laurent Lutse."
"C'est le bon sens et l'égalité républicaine qui l'emportent!", s'exclame Alexandre Habibi dénonçant "le seul domaine d'activité en France où un homme, un seul - le préfet - décide si votre activité va durer 4h, 5h, 6h etc...".
"Pour M. Malvaes, s'il "rétablit l'égalité de la concurrence entre les discothèques voisines", il met "fin au système des dérogations de nuit trop souvent arbitraires et aux pressions de toutes natures qui pesaient sur les exploitants selon les interlocuteurs qui accordaient ou non ces dérogations".
"Ce régime de droit va permettre aux professionnels d'aller voir le banquier. On va pouvoir investir, embaucher", affirme M. Lutse."
"Il s'agit d'une mesure forte qui va améliorer la lutte contre l'insécurité routière", déclare dans un communiqué Patrick Malvaes, président du Syndicat national des discothèques et lieux de loisirs, qui avait saisi depuis longtemps comme les autres syndicats les pouvoirs publics sur cette question.
Pour les professionnels, il permet "d'accroître la reconnaissance d'un métier souvent montré du doigt".
"On est les vilains petits canards alors que notre profession a été la première à mettre en place des éthylotests, des capitaines de soirée etc...", commente à l'AFP Laurent Lutse président de la Fédération nationale des cafés brasseries et du monde de la nuit à l'UMIH, principal syndicat du secteur.
Or que dit le décret du 23 décembre 2009 relatif à la Loi N° 2009-888 du 22 juillet 2009 portant sur la modernisation de l'industrie touristique :
« Débits de boissons ayant pour activité principale l’exploitation d’une piste de danse
− L’heure limite de fermeture des débits de boissons ayant pour objet principal l’exploitation d’une piste de danse est fixée à 7 heures du matin.
-« La vente de boissons alcooliques n’est plus autorisée dans les débits mentionnés au premier alinéa pendant l’heure et demie précédant sa fermeture. »
Il serait temps que les responsables syndicats apprennent à lire et à comprendre les textes.
Le texte indique que désormais : - il y a "une heure limite de fermeture" qui est une heure limite et qui ne s'impose pas. - que la vente d'alcool est interdite 1 h 30 avant la fermeture des discothèques, à 5 h 30 pour les discothèques qui fermeront à 7 heures, à 4 h 30 pour celles qui fermeront à 6 heures, à 3 h 30 pour celles qui fermeront à 5 heurs, à 2 h 30 pour celles qui fermeront à 4 heures. La seule homogénisation induite par le décret est l'heure limite.
Avant le décret du 23 septembre 2009 une discothèque pouvait fermer à 8 heures, à 9 heures ou 10 heures en fonction de l'arrêté préfectoral. Le nouveau décret n'impose nullement que les discothèques dans l'ensemble sur territoire vont fermer à 7 heures du matin.
C'est toujours le Préfet qui décide des horaires d'ouverture et de fermeture des discothèques. Le Maire peut d'ailleurs dans le cadre de ses pouvoirs de police prendre des mesures plus restrictives.
Les syndicats de discothèques qu'on n'a jamais vus en première ligne dans la lutte contre l'alcoolisme et la violence routière affirment désormais qu'ils se félicitent de la mesure.
On aura tout vu alors que leur tiroir caisse est alimenté par l'alcool et que de nombreuses infractions constatées ont été faites auprès de conducteurs sortant de discothèques en état d'ébriété
Contrairement donc au battage médiatique depuis hier il faut retenir l'heure limite et l'interdiction de vendre de l'alcool une heure 30 avant la fermeture des discothèques.
Quant à la fermeture effective de toutes les discothèques à 7 heures du matin, ce n'est pour demain. Encore faudrait-il que tous les Préfets le désirent. Or le combat de l'Etat depuis des années est la lutte contre la violence routière et l'alcoolisme, ce qui a permis notamment de faire baisser le nombre de morts sur les routes de 16 545 en 1972 à 4 274 en 2008.
La loi Hôpital Santé Territoire de Roselyne BACHELOT a conforté cette politique. Les syndicats de discothèques mènent un combat d'arrière garde. Ils ont perdu avec la cigarette. C'est le sens de l'histoire.
Qu'ils réfléchissent plutôt à faire venir leurs clients dès 22 heures en discothèques. Cela serait plus intelligent.
Mais l'intelligence on le sait ne se trouve jamais dans un tiroir caisse.
Stéphane PUSATERI
Président de l'Association des Riverains et Résidents de Bordeaux.
Decret du 23 décembre 2009 : DECRET DU 23 12 2009 7 H DU MATIN.
Evolution du nombre de tués sur les routes.





11:57 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : discothèques, bars
22/12/2009
Après l'émotion, les médias, on attend l'action.






15:54 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Une minute de silence, une gerbe de fleurs, un plaque de marbre, mais après ?
Ce lundi matin à 9 heures des Bordelais étaient rassemblés devant l'hôtel de ville de Bordeaux afin d'interpeller la municipalité sur la mort de Frédéric CHANAL et la situation de ceux qui vivent sans toit.
Alain JUPPE s'est présenté à eux. Vendredi dernier son directeur de cabinet s'était rendu à St Christoly. Il y aura ce mardi à midi devant St Christoly le dépôt d'une gerbe par la Mairie qui s'est engagée par ailleurs à installer un plaque de marbre en mémoire de Frédéric CHANAL, premier mort de froid de l'année et des autres personnes décédées à Bordeaux. Le Conseil municipal, par bonne conscience, a respecté une minute de silence. C'est bien, mais au delà de ce geste, il faut aller plus loin.
Cette mort est un appel aux municipalités qui ne respectent pas les 20 % de logements sociaux à atteindre cet objectif le plus rapidement possible et à trouver de nouveaux lieux d'accueil pour les
sans abris.
A Bordeaux, il manque près de 5 % de logements sociaux. La mairie doit enfin mobiliser tous les moyens financiers afin de réaliser cet objectif dans les 5 années à venir. La ville dispose d'importantes réserves foncières (Bassins à Flot, Bastide, St Jean... ) pour les créer. Certains veulent, et ils n'ont pas tort, éviter les zones dédiées exclusivement aux logements sociaux. Les programmes en cours et futurs dans les quartiers précités, où le foncier est plus abordable que dans l'hypercentre, devraient permettre la mise en oeuvre d'une mixité sociale tant nécessaire.
Certes il est serait heureux d'avoir des logements sociaux dans tous les quartiers de la ville, même à Caudéran, mais malheureusement le coût du foncier n'est pas le même sur toute la ville. Peut-on réellement espérer créer des centaines de logements sociaux par exemple dans le centre historique alors que le coût du foncier y est très élevé. Les polémiques stériles sur l'action d'Incité ne font pas avancer le dossier. La cour régionale des comptes, comme on pouvait s'y attendre,
n'a rien trouvé de sulfureux dans son action. En revanche, on peut s'interroger, à juste raison, sur l'insuffisance des moyens financiers mis à disposition par la ville et son absence de volonté de créer du logement social.
Outre le logement social, il faut aussi se poser la question de la mise en œuvre rapide de structures adaptées, décentes et humaines pour ceux qui n'ont pas de toit. Certes il existe des foyers qui ont été modernisés, mais sont-ils adaptés à la situation que nous connaissons depuis quelques années avec le développement d'une population marginalisée de plus en plus importante (que ce soit à Bordeaux, à Paris, ou dans les autres villes de France, qu'elles soient de droite, ou de gauche, ou de gauche et de droite). Pourquoi ne pas s'appuyer sur l'expérience de la Sonacotra, des foyers de jeunes travailleurs ! Il faut pouvoir permettre de loger cette population, à l'année, dans des studios adaptés. Mais il faut veiller à ce que ces nouveaux centres d'hébergement travaillent avec des structures permettant la réintégration sociale de ceux qui ont été marginalisés, soit par la perte d'un emploi, soit par une inadaptation à la vie sociale.
Certains diront, cela coûte de l'argent, et ils ont raison, mais quand on voit l'importance du budget voirie à la CUB (113 millions d'euros, on pourrait dépenser moins si la CUB était moins étalée), certains aménagements luxueux en matière de voirie, d'espace..... on peut se poser des questions. Quant on pense aux 750 000 euros du Square Vinet, au million d'euros (CUB et Ville) pour la rénovation de 200 mètres de la rue Paul CAMELLE à la Bastide qu'on ne pourra pas reproduire ailleurs tellement cela est coûteux, au futur stade Bordelais qui coûtera plus de 200 millions d'euros avec les infrastructures routières, à certaines dépenses injustifiées en matière de mobilier urbain, aux voitures de fonction encore dédiées à temps plein à certains adjoints -si nos informations sont exactes-.... on peut conclure qu'une optimisation des ressources financières de la ville permettrait de dégager les sommes suffisantes au développement du logement social et de centres d'accueil.
Suite à un précédent billet, nous avons reçu un message personnel, qui n'est donc pas en ligne, d'une personnalité : "il s'agit là d'un débat philosophique sur la réalité de la pauvreté auto
entretenue par l'assistanat permanent. En effet, le poids des prélèvements sociaux, décourage l'initiative individuelle, freine l'emploi et ampute les salaires, créant chômage et travailleurs pauvres, donc précarité, donc demande de prestations sociales et ainsi de suite...
Nous ne ferons pas ici de long développement. La France est un pays riche. C'est un fait. Qu'il soit endetté, l'est aussi, un peu plus que d'autres, un peu moins que d'autres. Est-il bien géré ? On peut se poser la question quand on voit l'argent dépensé en pure perte dans la baisse de TVA par exemple sur la restauration.
Quand près de 10 % de la population est au chômage, que l'on veut prolonger encore la durée de cotisation pour acquérir une retraite à taux plein alors que les jeunes, même s'ils sont diplômés et hyper diplômés ne trouvent pas de travail, et entrent dans la vie active de plus en plus tard, qu'on licencie à 45/50 ans, que les 2/3 des plus de 50 ans sont au chômage (ce qui n'est pas le cas en Allemagne), que le prix de l'immobilier a connu ces dernières années une hausse vertigineuse... comment peut-on espérer que tous les citoyens puissent être logés dans des conditions convenables, se nourrir alors qu'on leur refuse le droit de pouvoir travaillerl pendant 40/45 ans.
Nous sommes loin des trente glorieuses, les années de plein emploi sont terminées, elles sont loin dernière nous. A voir ce qui se passe en Grèce, en Italie, et en Espagne, avec des bacs + 5, + 7, qui gagnent moins de 1 000 euros, des jeunes qui continuent de vivre chez leurs parents jusqu'à 30 ans on peut s'interroger sur ce qui nous attend, et surtout les nouvelles générations. L'horizon est sombre. Les collectivités doivent devenir de plus en plus imaginatives pour mieux gérer leurs finances, créer de l'emploi, créer des logements.
Plus que jamais l'imagination doit être au pouvoir si on veut éviter d'avoir à inaugurer chaque année des plaques de marbre de plus en plus importantes.
08:57 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cub, bordeaux, alain juppe, sdf
20/12/2009
A la mémoire de Frédéric CHANAL "Parce que c'était un homme"
Aux citoyens ordinaires, à ceux qui n’en sont pas, aux révoltés, à ceux qui sont sages, à ceux qui ne veulent pas se taire…à tous ceux que mourir de froid dans la rue, révolte…!
Rendez-vous ce lundi 21 décembre à 9 h devant l'hôtel de ville de Bordeaux.
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Contact : Lionel reinkingen 06 63 76 67 24
22:44 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cub, bordeaux, sdf, mort de froid









